LES SOULIERS MOUILLES

 

Spectacle familial - Tout public dès 7 ans

 

55 minutes

Création 2016

 

L'histoire

Juanito  vit seul avec son père qui, toutes les nuits, part pêcher en mer sur son petit bateau « Le Mirabelle ». Chaque matin, avant de partir à l'école, Juanito vérifie que les gros souliers mouillés de son papa sont là, preuve que ce dernier est rentré. Un matin, pourtant, les souliers sont absents...

 

Ce spectacle raconte la quête touchante et délurée d'un fils à la recherche de son père. C'est un véritable récit d'aventure à travers des îles imaginaires et déroutantes ; un conte initiatique ponctué de rencontres cocasses et loufoques qui questionne avec humour et tendresse la peur de l'abandon et le poids des secrets familiaux.

 

 

Ecriture et interprétation : Sabrina Chezeau

 

Mise en scène et co-écriture : Luigi Rignanese

 

Accompagnement artistique : Les 5 voix de la main.

 

Création et régie lumière : Mathieu Maisonneuve


Scénographie : Sarah Malan

 

Costumes : Didi Bathi

 

Administration : Isabelle Cazien

 

Diffusion : Dominique Declercq

 

 

 

Note d'intention

 

Les secrets familiaux pèsent longtemps sur le présent et les générations qui suivent.  J’ai souvent été touchée par ces récits de vie qui s’éclairaient après avoir mis à la lumière des situations tues depuis des années.
La parole posée sur ces silences a des effets notoires et libérateurs pour tous les protagonistes concernés. Les enfants sont particulièrement sensibles à ces nœuds de famille.


C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’aborder ce thème du point de vue d’un enfant de 7 ans en prise avec ce type de secret. Cette quête s’inscrit au sein d’une relation père-fils.


Dans “Les souliers mouillés“,  le secret est très proche de l’enfant puisqu’il vit seul avec son père sans savoir qui est sa mère. Il ne l’a tout simplement jamais connue. Est-ce  que le plus difficile est l’absence de la mère ou l’impossibilité du père d’en  parler ? Dans le non-dit ambiant vient se nicher toutes sortes de peurs.
N’ayant que son père, l’enfant a une angoisse terrible de le perdre.


Comme dans ma précédente création “La Sauvage“, j’appuie mon écriture sur une alternance de situations sensibles et d’humour où le rire vient agir comme un dé-tenseur qui permet de se laisser traverser par d’intenses émotions.
L’histoire déploie alors son véritable pouvoir guérisseur. 
                                                                    Sabrina Chézeau